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  • Parc d'environnement naturel de Sutton

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L’OR BLANC DES MONTAGNES

 

Pour en savoir plus sur l’histoire de la station de ski  Mont-Sutton inc.: 
 
 
 
La fabrication de neige artificielle, ou neige de culture, vise à prolonger la saison de ski pour mieux la rentabiliser. Comme toute activité humaine, elle a nécessairement un impact sur le milieu naturel.  Mais ces impacts peuvent être plus ou moins importants, suivant la façon dont on procède. Et avec le réchauffement climatique en cours, il s’agit aujourd’hui d’une technologie essentielle à la viabilité économique des stations de ski et des villages vivant de leurs retombées économiques, particulièrement lorsqu’ils sont situées au sud du Québec, comme c’est le cas à Sutton.
 
La station de Ski de Mont-Sutton a ouvert ses portes le 17 décembre 1960. Elle est le fruit de la passion d’une famille visionnaire qui a su s’adapter avec brio aux changements économiques de son époque en exploitant deux types d’or blanc bien différents, mais jusqu’à un certain point complémentaires : le lait issu des fermes de Sutton, d’abord, puis la neige recouvrant ses montagnes.
 
 
La famille Boulanger a déménagé à Sutton en 1945, ou elle a commencé par fonder la compagnie Les Produits Laitiers Sutton, une entreprise spécialisée dans la transformation de produits laitiers tels que le beurre, la poudre de lait écrémé et le chocolat au lait, qui est demeurée en activité jusqu’en 1980.  Le ski alpin, qui commençait à se développer en Europe comme en Amérique, était alors pratiqué à Sutton de façon rustique par quelques jeunes casse-cous qui grimpaient la montagne peaux de phoques aux pieds pour ensuite en dévaler les pentes en plein bois. Parmi ces sportifs d’avant-garde se trouvaient les fils de la famille Boulanger, allaient aussi skier, à l’occasion, de l’autre côté de la frontière, ou les stations de Stowe et de Jay Peak étaient déjà implantées.
 
Les vaches produisant moins de lait en hiver, la laiterie fonctionnait à plus bas régime durant cette saison, ce qui impliquait la mise à pied saisonnière de nombreux employés. C’est Réal Boulanger, le visionnaire de la famille, qui aurait eu le premier la riche idée de combiner les deux formes d’or blanc pour transformer ces emplois temporaires en emplois permanents. Les démarches entreprises par la famille à la fin des années 50 aboutiront en 1959 à  l’acquisition des terrains potentiellement skiables de la montagne, dont les terres acquises par la Ville de Sutton durant les années 30 à des fins d’approvisionnement en eau. Les droits de coupe seront cependant conservés par les propriétaires initiaux. De cette entente originale naitra en 1960 une station de ski résolument axée sur le ski de sous-bois qui constitue, aujourd’hui encore, sa marque de commerce.
 
Nouvel or blanc de Sutton, la neige, dès cette époque, peut parfois se laisser désirer. Mont-Sutton est une des premières stations de ski québécoise à se doter d’un système de fabrication de neige artificielle, initialement réservée aux pistes de l’arbalète, aujourd’hui remplacée par le télésiège 2 ouest. La technologie de l’époque permet de transformer l’eau en neige au rythme de 150 gallons d’eau par minute. La capacité de production a décuplé depuis ce temps, le système actuel transformant 1 500 gallons d’eau par minute. Elle a été rendue possible grâce à l’aménagement, du bassin de l’Or Blanc, au milieu des années 80. Le réservoir du système de neige artificielle va de pair avec l’implantation du réservoir d’eau potable situé en haut du chemin Réal, ainsi nommé en l’honneur de Réal Boulanger, qui permet l’implantation de l’aqueduc indispensable destiné au développement résidentiel du secteur de la station de ski.
 
 
Une quantité de neige supplémentaire dans une piste signifie aussi une quantité d’eau supplémentaire provenant de la fonte des neiges artificielles. Cela entraine sur cette piste, mais aussi en aval, dépendamment des installations, un drainage et un lessivage beaucoup plus intense que dans des conditions naturelles, et donc une forte susceptibilité à l’érosion. Compte-tenu de la nature fragile de ses sols, et bien que toutes ses pistes ne soient pas enneigées artificiellement, Mont-Sutton est reconnue pour ses efforts remarquables en matière de prévention de l’érosion dans ses pistes, qui comprennent notamment la conservation et l’entretien des boisés, ainsi que la création et l’entretien de nombreux fossés de captage.
 
 
La fluctuation rapide du débit des cours d’eau provoquée par la fonte de la neige artificielle peut aussi perturber les berges de cours d’eau en aval, à moins que l’eau ne soit récupérée efficacement. Le bassin de l’Or Blanc a l’originalité de permettre la récupération et la réutilisation d’une partie de la neige qu’il permet de produire, limitant d’autant les dégâts. L’accumulation d’eau dans ce réservoir artificiel entraine cependant une perte de la ressource. En effet, un tiers de la masse recueillie est perdue par évaporation. Une importante proportion de l’eau qui devrait naturellement s’écouler plus bas dans le ruisseau étant retenue dans le réservoir, il y en a forcément moins qui s’écoule. Cette situation est particulièrement dommageable en période d’étiage, c'est-à-dire au moment ou les niveaux d’eau sont naturellement les plus bas, car il ne reste alors que très peu ou pas d’eau dans les ruisseaux, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur leurs habitats naturels. Les résidents de longue date de Sutton, et plus particulièrement les pêcheurs, sont donc plusieurs à regretter la rivière sauvage qui a sculpté les Marmites-des-Sorcières et hébergés des générations de truites, longtemps avant l’invention du ski.
 
Finalement, pour augmenter le spectre de température à laquelle on peut fabriquer la neige, il est fréquent d’utiliser des additifs dont on connait peu les impacts à moyen et long terme. L’un des plus populaires mondialement est le Snowmax, dont l’agent actif est une bactérie du genre Pseudomonas qui synthétise une protéine cryogène.
 

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