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  • Parc d'environnement naturel de Sutton

    Naturellement différent

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HISTOIRE DE RUISSEAUX

Les ruisseaux sont des écosystèmes aquatiques lotiques, c’est-à-dire où l’eau est en mouvement. Leur présence est essentielle au réseau hydrique, car ils servent de filtres naturels pour l’épuration des eaux qui ruissellent sur le sol pour s’accumuler dans les étangs naturels, les lacs et les rivières. L’écoulement souterrain, quant à lui, dépend de la géologie du milieu, qui conditionne la capacité d’infiltration du sol.
 
 
D'où viennent les ruisseaux?
 
Les ruisseaux sont le résultat de l’accumulation de l’eau qui s’écoule par gravité de chaque côté de la ligne de partage des eaux, c’est-à-dire du point central le plus élevé où l’eau tombe lors de précipitations. Les lignes de partage des eaux sont en fait les limites topographiques des bassins versants, qui eux, représentent l’ensemble des cours d’eau qui se déversent en un même point que l’on appelle exutoire.
 
 
Les ruisseaux que l’on trouve tout en haut de la montagne s’appellent des ruisseaux de tête. On dit qu’ils sont situés en amont du bassin-versant, c’est-à-dire plus près du haut des monts. Proches de la ligne de partage des eaux des bassins-versants, ils sont la première route qu’emprunte l’eau de pluie. Après être tombée au sol, celle-ci s’écoule goutte-à-goutte par gravité vers le point le plus bas qu’elle peut atteindre, soit un petit creux dans le sol où toutes les gouttes environnantes se sont elles aussi dirigées par le même processus. Ensemble, ces gouttes forment le premier courant d’eau perceptible pour nous, le ruisseau de tête.
 
 
L’exutoire et les tributaires du lac Vogel sont des ruisseaux de tête. Bien oxygénés, ils transportent peu d’éléments minéraux et de sédiments. Leurs lits sont étroits et leurs substrats rocheux. Plus bas, dans la montagne,  lorsqu’on approche du poste d’accueil de l’altitude 520 et le long du sentier du Pékan, le ruisseau s’élargit et devient ce qu’on appelle un cours supérieur. Le courant à cet endroit est plus fort et plus rapide que celui d’un ruisseau de tête, l’érosion s’accentue par le fait même et le courant est capable de transporter de lourds débris ligneux comme les arbres morts et les grosses roches. Cette portion est très oxygénée et on y trouve que très peu de planctons.
 
Des milieux diversifiés
 
L’érosion du ruisseau est plus prononcée à mesure que celui-ci prend forme et que son débit s’accentue. Le courant devenant plus fort, il transporte de plus grandes quantités de substrats et frictionne de façon plus importante, creusant ainsi davantage le lit du cours d’eau en arrachant peu à peu la matière des surfaces qui le contiennent. Cette érosion finit par créer des zones concaves là où le cours d’eau attaque la rive et est contraint de dévier. La matière ainsi érodée crée des sédiments qui seront déposés lorsque le courant ralentit. On parle alors de sédimentation, qui se produit là où le courant ralentit et où le cours d’eau s’élargit, comme dans les zones convexes et les exutoires. La sédimentation modifie le relief en laissant un dépôt de sable et de limon provenant de l’amont, ce qui crée parfois des monticules.
 
 
La topographie du bassin versant, les activités humaines qui s’y déroulent, sa géologie, sa végétation et le climat de sa région sont autant de facteurs qui influencent le contenant et le contenu de ses cours d’eau. Si on comparait l’eau de la montagne à celle de la rivière rendue dans la vallée agricole, on s’apercevrait que la première est claire et la seconde très brunâtre. C’est que l’eau des ruisseaux, dans un milieu exempt d’activités humaines, ne transporte que très peu de particules (organiques ou non), car le substrat rocheux et sinueux des ruisseaux de la montagne filtre l’eau dans sa descente alors que l’eau plus lente de la rivière finit par transporter toutes les particules de sol arrachées par l’érosion, ainsi que tous les sédiments et contaminants imputables aux diverses activités humaines, de la foresterie à l’agriculture, en passant par les commerces et habitations…et par le réseau routier, grand responsable des apports en sédiments.
 
Des habitats de qualité variable…
 
La teneur en éléments organiques et inorganiques d’un cours d’eau dépend en bonne partie du milieu qui l’entoure. La forte végétation souvent présente sur les berges des ruisseaux forestiers crée de l’ombre et bloque l’entrée de lumière. Le peu de lumière pénétrant dans les ruisseaux limite la photosynthèse et par conséquent la présence du phytoplancton. Les rares matières organiques présentes dans un ruisseau de tête proviennent donc la plupart du temps de ses berges, par lessivage.
Le fond rocheux et irrégulier du ruisseau filtre l’eau mécaniquement en retenant la matière organique et inorganique en suspension. Les pores des cailloux accueillent aussi nombres de bactéries qui jouent un rôle primordial dans la filtration biologique pour fixer l’azote et la rendre disponible aux algues en tant que nutriment. Le fond irrégulier du ruisseau augmente aussi le brassage et l’air est en contact avec différentes particules d’eau à chaque instant, permettant à l’oxygène de se dissoudre dans l’eau.
 
 
En raison de leur capacité d’oxygénation et de filtration, les ruisseaux servent d’habitat à de nombreuses espèces sensibles à la pureté de l’eau. La salamandre pourpre et la salamandre sombre du nord, deux espèces menacées habitant nos ruisseaux de tête, qui respirent par la peau et meurent par asphyxie dès que l’eau est trop chargée en sédiments, sont deux espèces indicatrices de cette pureté, tout comme l’omble de fontaine (plus connue sous le nom de truite mouchetée), qui a besoin d’une eau bien oxygénée.
 
 
De plus, l’eau offre une certaine stabilité thermique, c’est-à-dire que la fluctuation de la température est assez lente. La température de l’eau du ruisseau met donc plus de temps que l’air à se refroidir et l’eau en mouvement est plus difficile à geler. Les salamandres sombres du nord et les salamandres pourpres, entre autres, profitent de ces caractéristiques de l’eau pour trouver refuge dans les ruisseaux l’hiver.
 
 
Les différents seuils d’un ruisseau, que l’on appelle fosses, courants et rapides, offrent une diversification des habitats. Cette diversité physique est essentielle à la biodiversité du ruisseau : une fosse où le courant est très lent va être propice à la reproduction des mouches noires (aliment de choix pour  nombre de poissons), tandis qu’une zone de fort courant sera habitée par les écrevisses et les salamandres qui s’y réfugient sous de gros cailloux. Les rapides peuvent limiter la biodiversité puisque seules les espèces les mieux adaptées arrivent à composer avec le courant, tel les ombles de fontaine qui combattent le courant au printemps en pleine période de crue des eaux pour y chercher leurs frayères, ou lieux de reproduction.
 
 
L’eau des lacs, rivières et nappes phréatiques met 300 ans à être complètement remplacée par le cycle de l’eau. Pour qu’il y ait ruissellement, la nappe phréatique ne doit pas être vide, sinon l’eau s’infiltre directement dans le sol qui n’est pas saturé et les ruisseaux s’assèchent. Il va sans dire qu’un ruisseau sec ne remplit pas sa fonction de filtre, ni d’habitat!

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